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23
Oct
2018

ARES : salle comble pour Claude Michelet et la Résistance

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Terrasson - Société

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Un beau succès pour la soirée consacrée au thème « Un récit de la Résistance » avec comme invité prestigieux : l'écrivain Claude Michelet... L'Atelier de réflexion éthique et social, l'ARES, a accueilli 140 personnes au centre socio-culturel du Lardin le 16 mai 2013. La prochaine réunion (et dernière de la saison) aura lieu le mercredi 19 juin salle Saint-Pierre à Montignac sur le thème : « Violences ordinaires sur personnes âgées » avec comme invité le docteur L.C. Barnier.

L’ARES avait bien fait les choses, avec un intervenant célèbre, l’écrivain Claude Michelet, mais aussi en présence de deux témoins locaux éminents : Lucien Cournil qui est résistant, historien de la résistance locale et président d’associations d’anciens combattants, et Philippe Hamelin résistant au sein de l’Armée Secrète. Les témoignages se sont succédés, alternant des épisodes de résistance dans le terrassonnais et des rappels historiques nationaux. Claude Michelet, auteur de « Ils attendaient l’aurore », livre traitant ce sujet, a évoqué ses souvenirs personnels mais aussi la mémoire et l’action de son père, Edmond Michelet, un des premiers résistants puis chef d’un grand réseau et déporté. Bon connaisseur de la résistance locale, l'auteur a pu dialoguer avec Lucien Cournil et Philippe Hamelin, sur les évènements de la résistance dans le terrassonnais. Le public a reconnu des noms familiers parmi l’évocation des premiers opposants devenus résistants armés en 1943 : Jean Rouby, Raymond Lacombe, Georges Delord, Charrièras, Manière, Rey, Hercule, les frères Reynaud, Dr Daunoix, les frères Boudy… Il a été fait mémoire du travail dangereux et indispensable d’information et de propagande, de regroupements de résistants, de contacts avec Londres, de parachutages d’armes et munitions, puis d’actions armées surtout après le 11 novembre 1943, date de l’envahissement de la zone « libre ». Toutes les actions étaient menées au risque de la déportation ou même de sa vie. Les motivations pour l’engagement étaient variées et parfois accidentelles. Ce fut la révolte de la conscience pour certains, lucides devant des attitudes inhumaines du régime nazi connues d’eux bien avant guerre, la poursuite d’un combat politique ou idéologique pour d’autres ou une tradition familiale d’opposition à l’Allemagne, séquelles des deux guerres précédentes pour d’autres encore. Très nombreux étaient aussi les jeunes réquisitionnés dans le cadre du STO qui rejoignirent le maquis à partir de l’été 43, refusant le départ pour l’Allemagne. Des résistants et membres de familles de résistants ont évoqué quelques anecdotes et faits de guerre locaux en précisant dates, identités et lieux, parenté et voisinage. Mais le public a surtout interrogé les problèmes éthiques, motifs de la rencontre : l'engagement, la violence, les relations humaines dans la situation de hors la loi, le devenir de l’énergie de la Résistance… Chacun a pu apporter sa parole et ses convictions dans le débat. Le dernier problème abordé a été délicat : « l'après guerre ». Pardon ou non ? Avec des nuances... Lucien Cournil préfère parler de « réconciliation ». Les intervenants ont tous déclaré souhaiter préparer l’avenir et la sécurité des générations futures. Donc pardonner mais également ne pas oublier ! Pardonner les personnes mais en aucun cas oublier ou pardonner les actes inhumains ou abominables commis par le régime nazi. Pour conclure, après un hommage émouvant à Edmond Michelet, les organisateurs ont remercié le très nombreux public, sans oublier de rappeler le fonctionnement de l’ARES comme vécu lors de cette soirée : venant de différents horizons se rassembler et s’asseoir pour paisiblement réfléchir, se parler et s’écouter sincèrement. Raymonde Buchet maire du Lardin Saint-Lazare a souligné sa satisfaction de constater "la vigueur de la mémoire locale". La résistance étant un sujet chargé d’émotions, pour elle, fille et nièce de résistant.

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