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23
Oct
2018

ARES : des joies de vieillir

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Terrasson - Société

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On connaît l'esprit citoyen et l'ouverture des réunions de l'Ares, groupe de réflexion et de parole ouvert à tous et qui rassemble un public toujours actif et nombreux pour s'entretenir de problématiques centrées le plus souvent sur la vie humaine dans ses dimensions éthiques et sociales. Pour le dernier débat de la saison, jeudi 19 mai 2016, devant une salle comble, Geneviève Demoures, médecin psycho-gériatre au Verger des Balans à Périgueux, est intervenue de manière très dynamisante et profonde sur ce qu'elle a appelé l'expérience de "l'avance en âge, l'aventure de l'âge", dans ses couleurs, ses richesses et ses fragilités dont notre société jeuniste, qui vit dans le paraître, semble vouloir tout ignorer. En effet, les médias tendent toujours à occulter la vieillesse, sujet considéré comme lourd et angoissant, et la société assimile systématiquement vieillesse et maladie, vieillesse et dépendance, en insistant sur le fléau économique de son coût social. Pourtant 47% des personnes âgées de 90 ans vont bien et ne nécessitent pas de traitements médicaux. Le fait de vieillir n'est qu'une évolution normale de l'âge, ce n'est pas en soi une maladie !

Il est urgent d'apprendre à porter un autre regard sur cette partie de la vie qui est un "plus" à vivre quand on pense à tous ceux qui sont morts jeunes... Vieillir, c'est avoir la chance d'être en vie, et dans une vie libérée des contraintes notamment professionnelles de nos années de maturité, libre de choisir de nouvelles activités et de nouvelles relations, de façon plus authentique qu'aux temps où s'imposaient à nous la tyrannie de l'ego, de la compétition et du paraître. La question centrale : "qu'est-ce qui pourrait nous aider à vivre de façon plus sereine et heureuse cette vieillesse qui s'annonce ?", conduit l'intervenante à réanalyser nos représentations. Au lieu d'envisager l'existence et ses âges par une courbe en cloche, opposant un versant de croissance vers la maturité à un versant de déclin, elle propose un modèle en forme de flèche droite. Elle explique: "cette flèche ne va pas nulle part, elle est reliée aux autres, à l'humanité. Aucun d'entre nous ne peut faire comme s'il n'avait pas existé, notre vie humaine est une pierre précieuse, elle a du prix au regard des autres..."

Notre existence peut être divisée en trois phases : une phase d'apprentissage qui conduit ensuite à l'autonomie de la vie adulte en passant par un temps de crise à l'adolescence, mais on entre aussi dans la dernière phase de notre vie  par une période de crise, de doutes et de vulnérabilité (entre 55 et 65 ans en général), avec le moment de la retraite, surtout si l'on ne s'est défini que par son métier ou sa fonction. Qui suis-je vraiment ? Qu'ai-je fait et transmis dans ma vie ? A l'approche de la fin, la vieillesse est un temps pour penser sa vie, temps retrouvé "pour ressusciter à nous-mêmes", nous réconcilier, faire la part de ce que l'on n'a pas  pu ou  pas su faire  et de ce qu'il nous reste à faire, à donner... Alors que notre vie allait trop vite jusqu'à nous empêcher de penser, prendre ce temps retrouvé pour savourer toutes les attentions, tous les partages qui font que la vie prend sens et qu'elle  vaut d'être vécue.

Le débat a relevé la nécessité  pour la personne âgée d'être reliée aux autres, afin de trouver sa place et par là, de mieux vivre sa vieillesse. Geneviève Demoures, en réponse à des questions du public, a développé les conditions de vie des personnes âgées malades, dont 12% sont accueillies et soignées en  EHPAD, de celles qui vivent plus ou moins bien dans des maisons de retraite aux conditions très inégales. Quelques bonnes nouvelles concernent les efforts faits  dans la formation au soin et à l'accompagnement, la diminution des pathologies démentielles d'origine vasculaire et le dépistage  précoce des maladies d'Alzheimer qui permet de maintenir plus longtemps les patients à un stade de troubles cognitifs légers.

Un auditeur, membre de l'Ares, a conclu la séance par un magnifique texte du Général Mac Arthur écrit en 1945 et dont nous retenons ici quelques phrases :"On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années, on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal. Les années rident la peau; renoncer à son idéal ride l'âme. Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort. Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille. Il demande comme l'enfant insatiable : Et après? Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie. Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même. Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement."

SD

- Ares site internet

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