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NovAqt : les lycéens de Terrasson conquis par l'innovation

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EWANews - Portraits

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Robots, drones, simulateurs de vol, Serious games, véhicules interconnectés... 90 lycéens scientifiques de Saint-Exupéry à Terrasson ont goûté le quotidien de demain. Vendredi 7 décembre 2013, ils étaient invités au salon NovAqt à l'Aérocampus de Bordeaux-Latresne avec la région Aquitaine. Un "parcours innovation" leur était proposé pour découvrir le « Made in Aquitaine », dans de nombreux secteurs comme l’aéronautique, le spatial, les matériaux composites, la vigne, la forêt, l’agriculture, le transport, la mobilité, le numérique… Des imprimantes en 3D au robot Vitirover, démonstrations à l'appui, en passant par des objets qui ne sont qu'au stade de la recherche. De l'innovation surprise, à des inventions encore très discrètes... Le mot "innovation" met d'ailleurs en effervescence le monde économique et politique actuellement. Serait-elle considérée comme l'une des solutions de sortie de la crise ?

Première entrée en matière, le vélo de demain entièrement autonome qui fonctionne avec des cartouches d'hydrogène ! Celles-ci alimentent une batterie lithium et une pile à combustible. "Une grande version va être créée où l'on pourra atteindre 50 km d'autonomie. On peut emporter bien sûr plusieurs cartouches sur soi, des piles jetables et recyclables" explique l'animateur du stand. Ce vélo sera commercialisé en 2016 pour le grand public et dès 2015 pour les collectivités. Le stand suivant, un système se propose de faire communiquer les véhicules entre eux directement, sans passer par une communication 3G par exemple, au sein d'une grande ville (7 villes européennes vont en être équipées en avant-première dont Bordeaux). Un véhicule de pompiers pourra ainsi alerter toutes les voitures sur son passage, voir même les feux tricolores qui passeront au vert sur son trajet. Cela pourra servir aussi à informer les conducteurs d'un éventuel danger sur la chaussée. Cette innovation est proposée par Géoloc Systems, une entreprise de Martillac au sud de Bordeaux.

Audrey, lycéenne, est là par curiosité... "C'est bien de voir de nouvelles choses et je trouve cela assez marrant. J'ai l'impression de voir des objets futuristes, qui ne sont pas encore là. Cela fait un peu Voyage vers le futur, en fait ! On a l'impression d'être dans un film avec la voiture avec l'air comprimé qui ouvre même le cockpit. Et avec le casque, on a l'impression d'être dans l'espace". Pour Edo, "l'innovation, cela m'attire vraiment beaucoup, et de plus en plus on est confronté à l'écologie, de nouvelles énergies, et à ces inventions qui peuvent nous apporter beaucoup demain dans la vie de tous les jours, avec de la sécurité, et qui, en plus, sont de notre région". Aux innovations technologiques s'ajoutent celles du marketing ou du management selon une animatrice qui présente une jeune intervenante des juniors entreprises de Bordeaux et un jeune créateur de jeux vidéos. "Mais il faut d'abord une envie ou un besoin du public, que cela soit possible aujourd'hui, et à la portée de tous financièrement" dit-elle.

Le plus surprenant ? Les lycéens répondent...

"La navette où l'on pourra voyager à bas-coût plus tard dans l'espace, ça surprend quand même" dit Audrey. "Le simulateur de conduite d'un Airbus A 320" dit Sophia. "Le robot ménager pour les personnes âgées dépendantes"... (et qui leur fournit du lien social via Skype, etc. et qui reste en contact avec les Aidants) "C'est exceptionnel d'offrir ces services à des personnes qui en ont besoin et qui sont seules" dit Alex. "C'est une très bonne innovation pour eux" ajoute Anaïs. "Oui c'est très utile. Ils ont dit qu'il ne valait pas très cher, mais cela fait quand même 20.000 euros"... Et ce n'est pas si effrayant que cela ! "Un jour, on vivra avec un robot, il faut s'y faire" dit Alexia avec le sourire."J'ai beaucoup aimé l'imprimante 3D qui sert en archéologie pour travailler sur les squelettes trouvés ou en médecine pour proposer de meilleures prothèses aux patients" dit Camille. "Les imprimantes 3D, car l'on a vu ce que l'on pouvait faire avec, tous les objets que l'on pouvait obtenir" souligne Victor. Enfin Thibaut a été séduit par les simulateurs de vols en 3D : "cela permet de s'entraîner à moindres risques, de voir où l'on peut faire des erreurs et se perfectionner".

Quels noms vont révolutionner le quotidien de demain ?
L'alter bike, vélo à hydrogène, ou le Topowl, casque de pilote d'hélicoptère chez Thales... A moins que ce ne soit les clôtures virtuelles E-Pasto pour les vaches, ou le Vitirover, un drone autonome pour tondre les grandes surfaces enherbées, même au milieu des vignes ? Une centaine d'innovations étaient présentées : la formation en maintenance aéronautique en 3D, un procédé de production de micro-algues, Smart Bordeaux qui envoie toutes les informations sur le vin dès que vous prenez l'étiquette d'une bouteille en photo, le serious game ou la formation ludique aux méthodologies de dépannage, une application smartphone gratuite La France par les écrivains qui permet, quand on arrive dans un lieu de connaître les extraits littéraires en lien avec le territoire visité, bientôt ce sera aussi des extraits de films. Fab Lab réalise un petit objet de votre imagination de A à Z en 3D. Meetim ou la table de réunion professionnelle tactile et interactive, le casque de concert qui permet de choisir un DJ dans la salle et évite les nuisances sonores, un jeu qui prépare à l'examen d'une licence, Wataycan espace numérique personnel en ligne pour optimiser ses compétences qui arrive en 2014, le candélabre solaire à led, le cogen'air panneau solaire qui produit de l'électricité et de l'air chaud ! Etc.

A l'issue d'une telle journée, certains lycéens pourraient revoir leur orientation professionnelle. "Cela me donne des idées, car comme d'autres voies sont un peu bouchées, et que je suis un peu fascinée par toutes ces innovations, du coup je me dis que cela pourrait être quelque chose pour moi, sachant que j'ai toujours aimé l'aéronautique par exemple" confie Audrey. Les jeunes comme le public, très attirés par le côté visuel et spectaculaire des innovations, pouvaient en oublier d'autres plus discrètes, mais non moins surprenantes (voir ci-dessous). AR

- Les professeurs accompagnateurs de cette journée : Mme Brignon, Mme Andrès, Mme Dubroca et M. Rudan

 


 

Une rencontre avec Fabien Guillemot, chercheur à l'INSERM de l'Université Bordeaux Segalen en bioingénierie tissulaire.

"Je développe une nouvelle technologie de bioimpression en 3D de tissus biologiques. L'objectif de nos travaux est de produire des tissus que l'on pourra à terme implanter dans le corps humain, et donc palier ainsi au manque de greffons que le domaine médical connaît aujourd'hui. L'intérêt de la technologie est de traiter de la personnalisation, d'un point de vue morphologique, c'est-à-dire que l'on va adapter la forme des tissus que l'on va créer à la plaie, à la lésion à combler. Mais aussi d'un point de vue biologique puisque l'on va utiliser les propres cellules du patient pour fabriquer et construire ces tissus. Et donc, en combinant ces deux avantages, on pense pouvoir produire des tissus qui auront une meilleure intégration chez les patients. On travaille beaucoup avec des chirurgiens du CHU de Pellegrin et c'est une technologie qui les intéresse beaucoup car la demande de greffons est très importante et représente des enjeux socio-économiques majeurs. C'est vraiment une technologie de rupture dans le domaine biomédical, dans le sens où l'on transforme un objet biologique en fichier numérique. Dans le cadre de la bioimpression, on va transformer ou associer une structure biologique en fichier numérique..."

Le chercheur appréciait de pouvoir rencontrer des étudiants sur le salon NovAqt : "c'est important que la société s'empare de ces sujets et donne son avis sur les limites que l'on doit donner à tout ça. Il y a des questions éthiques qui mériteront d'être posées un jour. Cela ouvre énormément de perspectives". Ce genre d'innovations peut surprendre. Même le chercheur reconnaît que "tout va très vite, que cela va aussi très vite pour nous, et que l'on a pleinement conscience des inquiétudes que cela peut générer. Je pense qu'il faut le voir comme une forme de progrès. C'est vraiment une nouvelle possibilité qui sera donnée aux médecins, aux cliniciens. C'est aussi beaucoup d'espoir car 50.000 personnes sont aujourd'hui en Europe en attente d'une greffe, et c'est aussi le développement de nouvelles molécules dans le traitement du cancer. C'est donc une technologie porteuse de nombreuses possibilités de progrès" dit-il.

Le chercheur travaille en ce moment sur la cornée et sur la peau et a déjà eu des succès dans le tissu osseux.

- Le résumé de la journée du jeudi, la veille de la visite du lycée à Bordeaux, avec de nombreux invités, sur Les Echos Business.

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