Interview par écrit :
Ewanews. Bonjour Philippe Collas. Candidat à votre propre succession ici sur la commune de Peyrignac pour les municipales 2026 qui auront lieu les 15 et 22 mars. Alors, pourquoi votre candidature ?
Philippe Collas : « Pourquoi ma candidature ? Parce que je suis habitant de Peyrignac depuis déjà presque 40 ans et que je suis très implanté dans la commune et que franchement maintenant j’ai un petit peu temps puisque j’ai pris ma retraite. Cela m’intéresse beaucoup de passer du temps à administrer une commune comme ça qui est une commune très sympathique ».
Alors, est-ce que l’on peut vous présenter ? Est-ce que l’on peut revenir sur votre parcours en tant qu’élu notamment ?
P. C. : « Alors là, ça fait trois mandats que je suis conseiller municipal à Peyrignac. On a eu un petit peu de mouvement l’année dernière, puisque j’étais conseiller standard si on peut dire, et madame le maire a démissionné. Donc il a fallu trouver quelqu’un pour prendre la suite pour terminer le mandat jusqu’à 2026 et voilà, j’ai posé ma candidature et le conseil municipal m’a élu ».
Cela fait donc un an tout pile ?
P. C. : « Ah oui oui quasiment c’était fin fin janvier. Est-ce que vous avez eu d’autres occupations au niveau public sur votre commune ? Alors au niveau public, j’étais très pris par mon exploitation agricole. J’ai participé aux activités de l’amicale laïque au tout début puis après j’étais plutôt très investi dans les organisations professionnelles agricoles ».
Vous avez eu, en tant qu’agriculteur, un rôle très important sur la commune au niveau des œufs et des moutons je crois ?
P. C. : « Voilà, on avait une exploitation de moutons enfin une grosse exploitation ovine et nous faisions aussi des poules pondeuses et donc le gros de notre activité était de vendre des œufs sur trois départements. On a eu la chance d’arriver ici en même temps que les grandes surfaces se sont développées et qui était très preneur d’un marché local. Nous nous sommes développés dans ce dans ce créneau là quoi ».
Est-ce que l’on peut revenir sur le bilan de cette dernière année de mandat ?
P. C. : « Alors, il y a eu beaucoup de choses. Ça a été très mouvementé. Deux jours après que je sois élu, j’ai été confronté à la menace de fermeture d’une classe à Peyrignac. La mise en jambe a été assez brutale et rapide et il a fallu se retourner pour essayer de voir comment on pouvait empêcher cette fermeture de classe. Nous, on avait deux classes à Peyrignac, au sein du RPI avec La Bachellerie – Saint-Rabier – Châtres. Donc, on a essayé par tous les moyens, de faire des pressions politiques puisque nous avions quand même un nombre d’élèves suffisamment conséquent. Par exemple avec Châtres, nous avions 36 élèves pour le RPI, donc ce qui correspondait grosso modo à deux classes. Mais, cela n’a pas marché, pour des raisons qui nous dépassent. Mais bon voilà, ce n’est pas pour ça que le combat se termine ».
Il y avait une belle manifestation avec 200 personnes et c’est aussi pour cela que vous avez tenu à faire l’interview devant l’école aujourd’hui ?
P. C. : « Voilà, c’est quand même notre combat le plus important. C’est celui que l’on maîtrise le moins mais qui est au cœur du village. Donc je pense que l’on garde toujours ça à l’esprit et dès que l’on a l’occasion de se faire entendre, au niveau soit du RPI soit de l’académie, on le fait savoir. Parce que bon 200 personnes mobilisées sur un village de 600 habitants pour une manifestation plus ou moins spontanée, c’est quand même un bon bilan ».
Autre point important du côté du bilan alors il y a l’éclairage public et il y a aussi l’arrivée de quelqu’un qui a repris le commerce principal ?
P. C. : « Quand j’ai pris les fonctions de maire, j’ai dit qu’il y avait trois choses qui me paraissaient essentielles. C’était l’école, on en a parlé, et les deux commerces qui se sont fermés auparavant, donc le restaurant et l’épicerie. Par un concours de circonstances, on a eu assez rapidement, au mois de mai, des candidats pour l’épicerie et là on s’est attaché à les suivre le plus possible, accompagné par la Chambre de Commerce de façon à ce que cette opération puisse se faire. Et cela s’est bien concrétisé puisque l’ouverture a eu lieu au mois d’octobre ».
Philippe Collas, si vous êtes élu à la mairie de Peyrignac à votre propre succession, quels seront vos projets ?
P. C. : « Je vais parler de l’école, c’est un projet permanent on va dire. On ne lâchera pas là-dessus. Pour le restaurant, on a déjà bien entamé les négociations avec les repreneurs potentiels mais rien n’est signé. J’espère bien que l’on aura, avant la fin de l’été, à nouveau un restaurant qui sera ouvert dans le centre-bourg. On a déjà une pizzeria et une boulangerie qui fonctionnent très bien. C’est le premier objectif, je dirais, dès que je serais assis sur le siège du bureau de maire. Il faut finir ça de façon à être en pleine capacité pour avoir du dynamisme dans le village ».
Cela fait partie de la qualité de vie pour les Peyrignacois ?
P. C. : « Alors ça fait partie de la qualité de vie et puis aussi du dynamisme du bourg. On a un bourg qui est vivant. On a une salle des fêtes qui fonctionne, je dirais pas 24 heures sur 24 mais au moins 3 ou 4 jours par semaine. On est obligé de tenir un planning très serré et il faut que ça continue ».
Oui vous l’avez dit 11 associations ?
P. C. : « Alors, 11 associations, ce n’est pas rien qui ont leur siège à Peyrignac et on draine des adhérents des communes alentours. Et bon la particularité un peu de ces associations, si on regarde un petit peu, c’est qu’il y a six femmes présidentes donc plus que la moitié. Donc ça veut dire que les femmes sont bien investies à Peyrignac et et c’est tant mieux. »
Alors justement, c’est le cas de votre liste, est-ce que l’on peut présenter vos colistiers ?
P. C. : « Nous avons, à peu près, la moitié qui provient du conseil municipal actuel, et une autre moitié qui sont des gens nouveaux. La plupart sont déjà bien implantés dans Peyrignac. Notre liste, je l’ai sous les yeux, et on la présente à l’ensemble des habitants. Donc nous avons par exemple Delphine Grangeon qui est la présidente de l’amicale laïque. Laurent Doméjean qui est actuellement adjoint avec moi. Arlette Rouland qui est une une personne très investie dans la commune et qui est aussi adjointe. Pascal Pisowicz est quelqu’un qui est arrivé il y a une dizaine d’années sur Peyrignac et qui est depuis 4 ans très investi dans les associations. Sandrine Roselli, c’est une famille ancestrale de Peyrignac. Mohand Abbaci, c’est pareil. Liliane Blanchard, dont la famille est ici très importante. Stéphane Bournet est arrivé il y a pas très longtemps. Il a 50 ans et il est technicien photovoltaïque. Cela nous intéresse un peu aussi. Aurélie Bruère travaille aux autoroutes. Elle a 41 ans. Voilà, Jean-Pierre Gauthier pareil est une famille ancienne de Peyrignac. Martine Defossez, conseillère sortante, qui fait la partie recettes de cuisine sur le bulletin municipal. Frédéric Laroche est un agriculteur qui commercialise des fromages, sur les marchés du Lardin et de Terrasson. Frédérika Pani qui est une personne arrivée il y a 3 ans à Peyrignac et qui s’est investie dans les association. Et Alain Durand qui est membre du conseil actuel, ancien gendarme, donc notre référence un petit peu en matière de réglementation etc.. On a à peu près la moitié d’actifs, la moitié qui ne sont pas dans la retraite, et pour moi c’est essentiel d’avoir une base de retraités pour la disponibilité ».
Dites-nous pourquoi il faut absolument voter pour vous ?
P. C. : « Mais c’est pas compliqué. On représente l’expérience quand même un petit peu. J’ai eu beaucoup de responsabilités au niveau professionnel, dans des associations, dans des coopératives. Donc là, quand même, je commence à connaître un peu la façon de gérer une entreprise puisque j’en ai géré une pendant 30 ans avec mon associé Luc. Déjà à ce niveau-là, je pense que j’ai des des atouts. En plus bon, je ne prends personne par surprise puisque tout le monde a pu me tester pendant un an. Si je peux dire, j’essaie de me rendre le plus disponible possible et j’essaie de m’entourer des gens les plus compétents possibles et aussi disponibles… J’avoue que j’ai bien fait attention à ce que l’on puisse remonter une équipe qui soit très disponible, compétente et prête à affronter les challenges qui qui nous attendent ».
Est-ce que l’on peut encore améliorer la qualité de vie à Peyrignac ?
P. C. : » Alors la qualité de vie à Peyrignac, je dirais que la première chose à faire, c’est au moins de maintenir la qualité de vie. Nombre de personnes qui arrivent à Perignac, ils nous disent on a posé nos valises à Perignac, on est jamais reparti. Pourquoi ? Parce que bon, il y a toujours une activité qui se passe et bon autour on on Perignac est considéré comme comme un village dynamique.
Je sais pas si c’est lié au fait que le village avant était entièrement recouvert de vigne et que on a avait on avait systématiquement à chaque étape de de la vinification et et l’agriculture des des rencontres et des regroupements de personnes. Je sais pas si c’est venu c’est ça vient de là mais en tout cas Pérignaque est est une commune dynamique et moi je tiens et qui qui et j’ai pas envie qu’elle s’endorme. Donc voilà, c’est pour ça que pour moi c’est très important.
Pérignaque a déjà des des beaux des beaux atouts hein Muriel. Il est célèbre pour ses œufs, pour ses pour son pain pour son camping un peu aussi. C’est ça, voilà. Donc on a la chance d’avoir un un camping où il y a bon 80 80 emplacements, s’ils y sont pas, ils vont pas ils vont y aller dans un peu de temps. Et bon ben ça c’est c’est c’était l’activité.
On a la chance aussi d’avoir des associations qui gèrent pendant tout l’été les marchés gourmands tous les vendredis soirs et c’est un gros gros travail sur deux mois, c’est c’est énorme. Et donc voilà, donc c’est pour ça que il y a beaucoup de monde qui a l’habitude de venir à Périgueux. pas que des périls, il n’y a quoi. Et ça tout ça, il faut le il faut le maintenir. Après, on va toujours améliorer des choses, hein. Le village a été bien disons mis en valeur par les mandatures précédentes.
Et c’est vrai que le gros des le gros du travail le gros du travail a été a été fait, mais ça ne fait rien. Il y a encore besoin de de logement pour accueillir pour accueillir des nouveaux des nouveaux couples et pourquoi pas des enfants et et voilà Donc nous, on a la commune encore quelques logements à réaménager et ça on va s’y on va s’y employer. Il y a le PLUI qui arrive donc le plan local d’urbanisme intercommunal. Et là, c’est pareil.
On on va essayer de de négocier de nouveaux de nouveaux terrains à bâtir, voir des lotissements. Euh voilà, donc on a quand même trois lotissements sociaux enfin à Pérignyac et bon ça nous apporte ça nous apporte des enfants à l’école et un peu de jeunes jeunesse dans dans le village, c’est sûr. Au niveau santé ?
Au niveau santé donc nous bon on n’est pas trop équipé à Périgueux mais enfin bon on est on est proche la bachellerie. Voilà, on est proche de la bachellerie proche du lardin avec voilà donc bon là disons que à Périgueux c’est pas notre spécialité mais on est quand même on a les moyens de même on peut on peut aller jusqu’à Montigny-au-Ternasson, c’est quand même pas hyper loin. Vous avez parlé d’habitat, donc il y aura peut-être des logements disponibles bientôt.
Donc Bah là, on travaille euh Oui, on travaille sur l’aménagement de logement euh pour bientôt. Mais pas Bon là, on on surtout euh on on veut restaurer le le patrimoine qu’on a, le mettre en valeur et ne pas laisser euh des bâtiments inutilisés, quoi. C’est un peu le le principe et après dans dans un deuxième temps et ça, on travaillera ça avec la communauté de communes au niveau du PLUI.
Euh, on va voir comment on peut organiser de façon à avoir des lotissements sociaux ou autre. Donc des lotissements, peut-être de de l’habitat, et un restaurant, ce sont vos projets phare je dirais pour l’année qui arrive. C’est ça, ouais. Bon après, malgré qu’il y ait 11 associations à Peyrignac, on on va essayer de mettre en place un conseil des sages.
C’est-à-dire qu’il y a beaucoup de personnes très impliquées qui sont très intéressées par la vie du village, qui ne sont pas au conseil parce qu’ils ne veulent pas s’investir à 100 %, et on va peut-être essayer de créer une structure pour que ces gens-là puissent exprimer, voire construire des choses qui permettraient de donner des idées au conseil municipal pour la suite. Donc vous souhaitez plus de relations avec les habitants ? Ben de toute façon oui, il y a pas de problème.
Moi j’essaie d’être là tous les jours de façon à ce que si on veut me voir, on pourra me voir à la mairie dans un créneau le matin et puis plus il y aura d’interconnexion entre les administrés et le conseil municipal, je pense que au mieux les problèmes seront résolus. Si on a des problèmes. Enfin, il y a toujours un chien qui embête tout le monde ou les choses comme ça. Donc ça aussi il faut le résoudre.
Ça c’est le le rôle du maire, c’est d’être présent, très présent ? Voilà, d’être présent et disponible. Lorsque j’ai pris la fonction de maire, je me suis aperçu que c’était un boulot à plein temps quoi, on va dire ça. Moi je suis fan des projets collectifs. J’ai monté une exploitation, on était deux. Un Gaec. Pendant 30 ans, on a travaillé ensemble.
C’est ce que je dis à tout le monde et j’ai été responsable de plusieurs associations qui perdurent au niveau départemental, au niveau régional. Par exemple ? Je me suis beaucoup occupé du Label rouge et de signes officiels de qualité surtout au niveau des moutons, des agneaux. Et j’étais responsable d’une association à Bordeaux.
J’étais un président qui gérait un peu tous les ses signes de qualité au niveau de l’Aquitaine, l’ancienne Aquitaine. Je n’ai jamais considéré que l’on pouvait rester seul. Moi, ce qui m’intéresse c’est de travailler avec d’autres et de faire avancer les choses. Voilà, maintenant je reviens un peu sur ma commune mais c’est ça qui m’intéresse maintenant. On vous remercie. C’est moi qui vous remercie de me donner la parole.
Et c’est avec plaisir. Merci beaucoup. C’est moi qui vous remercie.







