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15
Mai
2013

La cérémonie du 8 mai à Terrasson

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Terrasson - Infos

(4 votes, moyenne 3.75 sur 5)

Le message du ministre délégué chargé des anciens combattants a été lu par Louis Poumeaud, élève de 1ère du lycée Saint-Exupéry de Terrasson, et un autre message des anciens combattants a été lu par Jocya Yahiaoui, élève en 1ère année de médecine à Limoges. Marius Bessière est également intervenu au micro avant le discours du maire Pierre Delmon. Huit porte-drapeaux, 30 sapeurs-pompiers, la Concorde terrassonnaise, le Jeep Club, environ 160 personnes ont assisté à cette cérémonie 2013 du 8 mai 45 devant le monument aux morts de Terrasson. Ils ont participé ensuite à un vin d'honneur offert par la municipalité à la salle des fêtes.

Ecoutez et voir le discours du maire sur Terrasunt.fr.
A la caméra Alain Fressange. Cliquez ici pour la vidéo.
Photos ci-jointes : Alain Rassat (tous droits réservés)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le discours du maire le mercredi 8 mai 2013...

Intervention de Pierre Delmon

A l’occasion du 68ème anniversaire de la capitulation allemande du 8 mai 1945

 

Mesdames,

Messieurs,

Chers amis,

 

 

Ce 8 mai 1945 la victoire des alliés c’est aussi la victoire de la France.

 

En dépit des malheurs subis et des renoncements affichés, la France, celle de son peuple épris de justice et de progrès, était à la table des vainqueurs.

 

Tout d’abord à Reims le 7 mai avec le général Sevez qui reçoit ainsi le premier acte de capitulation des armées allemandes.

 

Il est 2 heures 41 ; les combats doivent cesser le 8 mai à 23 heures 01, heure française.

 

Ce même 8 mai, à 15 heures, les cloches de toutes les églises de France sonnent la fin de la guerre alors que le général de Gaulle en fait l’annonce radiophonique.

 

« La guerre est gagnée. Voici la victoire. C'est la victoire des Nations Unies et c'est la victoire de la France », déclare le général de Gaulle.

 

Entouré par la foule, il va se recueillir ensuite sur la tombe du soldat inconnu, à l'Arc de triomphe.

 

La population laisse éclater sa joie.

 

Le 8 mai après-midi et le 9 mai sont déclarés exceptionnellement fériés.

 

La foule envahit les rues, entonnant la Marseillaise et des chants patriotiques.

 

Les scènes de liesse rappellent celles qui avaient accompagné la Libération, à l'été et à l'automne 1944.

 

Mais, c’est à Berlin, à la demande des soviétiques, que le maréchal Wilhelm Keitel signera la capitulation générale allemande.

 

La France est représentée par le général de Lattre de Tassigny.

 

Si la joie est immense ; les douleurs elles sont incalculables.

 

La France a mis un genou à terre mais l’écho de la voix de l’homme du 18 juin, du général de Gaulle, du rebelle qui a inscrit sa solitude comme bouclier face au désordre, à l’inertie et à la lâcheté de l’État de Vichy, résonne dans le cœur des françaises et des français.

 

En ce 8 mai 1945, l’homme du 18 juin est au travail.

 

Il s’agit, comme le général de Gaulle l’écrira dans ses Mémoires de remettre de l’ordre, de remettre la France en mouvement.

 

La tache est gigantesque, colossale.

 

Le soldat, adepte du naturaliste Georges Louis Buffon voit dans cette entreprise la prolongation indispensable au Grand œuvre auquel il s’est assigné et s’applique désormais :

 

- à doter l’État des structures indispensables à son rayonnement ;

- à accorder l’économie nationale à répondre aux besoins des françaises et des français ;

- à engager les réformes de la société française telles que définies par le Conseil National de la Résistance ;

- enfin, il veut certes sanctionner les actes d’une piteuse collaboration mais, aussi, préserver et enrichir l’union de tous afin d’affronter le grand bouleversement causée par cette terrible guerre.

 

Voici De Gaulle, homme de vérité et de justice, de convictions et d’énergie aussi, organiser la paix.

 

Voici De Gaulle, face aux divisions gauloises, dans une autre solitude, mais qui est toujours celle des grands hommes.

 

En ce 8 mai 1945, De Gaulle sait que les notables, les gens d’affaires, les courtisans, les politiciens de tous horizons voudraient qu’il regagne sa retraite de La Boisserie.

 

De Gaulle est trop grand pour composer. La France est trop belle, trop vertueuse pour qu’il la gère comme un vulgaire boutiquier.

 

La victoire est déjà amère. Plus tard, il écrira dans ses Mémoires :

 

- « Au reste et en dépit des précautions de forme, toutes ces catégories commençaient à s’écarter de moi, à mesure qu’elles voyaient se dessiner au loin le retour aux jeux savoureux des illusions et du dénigrement. »

 

Soixante années sont passées et la France est toujours éternelle dans la gloire de ses épées et de ses charrues autant que dans ses illusions et ses discordes.

Vieille terre ou

- Gergovie et Alésia se confondent ;

- Crécy et Calais s’unissent dans la même geste ;

- Austerlitz et Waterloo entretiennent leurs gloires ;

- la déroute de l’été 40 et la légende de Bir-Hakeim se côtoient,

la France est une enfant terriblement rebelle.

 

En ce 8 mai 1945, comme toujours après la victoire acquise, la magnifique rebelle est retournée à sa tradition des illusions et des discordes tout aussi généreuses que joyeuses.

 

Et lorsque les illusions et les discordes amènent la Nation française au bord du précipice il y a toujours un berger pour ramener le troupeau sur le bon chemin.

 

Entre le 18 juin 1940 et le 20 janvier 1946 le berger fut un certain Charles De Gaulle.

 

Dans nos temps actuels, ordinaires au sens historique, illusions et discordes affaiblissent chaque jour davantage notre Nation.

 

Qui sera le berger ?

 

 

Vive Terrasson-la-Villedieu

Vive la République,

Vive la France.

 

Pierre Delmon, maire de Terrasson (24)

Commentaires   

 
+4 #1 delbos 09-05-2013 20:47
merci pour ce très beau reportage, merci pour l'information que vous faites chaque jours et qui pour moi à de la valeur , j"ai beaucoup de respect pour tout votre travail !
Merci encore et surtout longue vie à EWANews !!
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